GRAHAM GINGLES

Sculpteur irlandais réputé pour ses constructions en boîte d'une grande minutie

Graham Gingles (né en 1943, comté d'Antrim, Irlande du Nord) est l'un des sculpteurs les plus distingués et singuliers d'Irlande, internationalement reconnu pour les constructions en boîte, intimes et énigmatiques, qu'il crée depuis le début des années 1970. Il a étudié la peinture et l'orfèvrerie au Belfast College of Art, avant de poursuivre sa formation au Hornsey College of Art et à la British School at Rome, où il a bénéficié d'une bourse de l'Arts Council of Northern Ireland en 1980–81.

De la peinture aux constructions sculpturales en boîte

Gingles a débuté sa carrière comme peintre, avant de se tourner, en 1969, vers une pratique de technique mixte profondément personnelle, associant dessin, peinture, sculpture et photographie au sein de boîtes en bois et verre méticuleusement conçues. Ces œuvres murales, souvent des méditations sombres et elliptiques sur la mémoire, la perte et les Troubles d'Irlande du Nord, ont fait de lui une voix singulièrement théâtrale et sculpturale au sein de l'art irlandais contemporain, une seule pièce pouvant parfois demander jusqu'à un an de travail.

Expositions internationales et reconnaissance

Depuis sa première exposition personnelle à l'Arts Council Gallery de Belfast en 1981, à son retour de Rome, Gingles a exposé abondamment en Irlande et à l'international, avec des expositions personnelles à la Hendriks Gallery de Dublin, à la Fenderesky Gallery de Belfast, à la Butler Gallery de Kilkenny et à la James Baird Gallery à Terre-Neuve, entre autres. Son travail a également figuré dans d'importantes expositions collectives thématiques aux États-Unis, en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni, notamment Art Cologne et Directions Out à la Douglas Hyde Gallery de Dublin. Il a été nommé Académicien de la Royal Ulster Academy en 1986 et Membre de son Conseil en 2005, a reçu la médaille d'or lors de l'exposition de la Royal Ulster Academy en 1988, et s'est vu décerner le De Veres Award par la Royal Hibernian Academy en 2010. Plus récemment, sa commande "At Times Like These Men Were Wishing They Were All Kinds of Insects", créée pour le programme 14-18 NOW commémorant la Première Guerre mondiale, a porté sa forme en boîte emblématique à l'échelle d'une pièce entière au MAC de Belfast.

Collections muséales et reconnaissance critique

L'œuvre de Gingles figure dans d'importantes collections publiques, notamment l'Irish Museum of Modern Art (IMMA), l'Ulster Museum, l'Arts Council of Northern Ireland et l'Irish Contemporary Art Society, et a fait l'objet d'écrits critiques signés par des figures telles que Brian McAvera et Mike Catto.

Pourquoi collectionner Graham Gingles

Pour le collectionneur, Graham Gingles offre la garantie d'acquérir une œuvre impeccable, d'un artiste à la technique exceptionnelle et internationalement reconnue. Ses mondes clos et minutieux distillent mémoire, histoire et récit personnel en objets d'une intensité contenue et d'une maîtrise artisanale extraordinaire. Posséder une œuvre de Gingles, c'est détenir un fragment de l'une des pratiques artistiques les plus singulières d'Irlande, aux côtés d'institutions telles que l'Irish Museum of Modern Art et l'Ulster Museum.

ŒUVRES D’ART À VENDRE
EXPOSITIONS

UNIVERS NARRATIFS

BLACKLIGHT ART GALLERY présente Univers Narratifs, une exposition collective qui réunit certains des noms les plus marquants de la bande dessinée et de l’illustration contemporaines pour explorer le pouvoir de l’image comme langage capable de construire des mondes, des émotions et des récits.

À travers des styles, techniques et sensibilités très divers, l’exposition propose un voyage dans des univers visuels qui oscillent entre fiction et intimité, fantastique et quotidien, symbolique et autobiographique. Chaque œuvre fonctionne comme une fenêtre ouverte sur des récits singuliers, où le dessin devient un territoire de mémoire, d’imagination et de réflexion.

L’exposition réunit le travail de Carlos Maiques, Cento Yuste, Deih, Iris Serrano, Jazzy Dope, Laura Pérez Granel, Luis Royo, Paco Roca, Pendragon, RX, Santi Onasu et Sara Herranz, configurant un dialogue intergénérationnel où cohabitent roman graphique, illustration éditoriale, art urbain et expérimentation visuelle.

Univers Narratifs revendique la bande dessinée et l’illustration comme des disciplines fondamentales de l’art contemporain : des médias capables non seulement de raconter des histoires, mais aussi de générer des atmosphères, des identités et de nouvelles façons de voir le monde.

Depuis Valence, BLACKLIGHT ART GALLERY invite le spectateur à pénétrer dans cette carte d’imaginaires partagés, où chaque trait ouvre la possibilité d’un nouveau récit.

Dans l’œuvre de Paco Roca, on trouve un regard profondément humain, capable de transformer la mémoire, le passage du temps et l’expérience quotidienne en récits visuels d’une grande sensibilité. Sa narration lente et émotionnelle dialogue avec l’imaginaire fantastique et épique de Luis Royo, dont les compositions d’une grande intensité visuelle définissent depuis des décennies l’univers de l’illustration fantastique internationale.

Face à ces visions établies, des artistes comme Laura Pérez Granel développent des langages où l’atmosphérique et le psychologique deviennent centraux, construisant des scènes silencieuses chargées de mystère. De même, Sara Herranz place l’intimité émotionnelle au cœur de sa pratique, explorant les relations humaines, la vulnérabilité et le désir à travers un trait direct et reconnaissable.

L’exposition intègre également des voix liées à l’art urbain et aux nouveaux courants de l’illustration contemporaine. Deih déploie des personnages aux anatomies impossibles et des univers chromatiques qui connectent le graffiti au récit fantastique, tandis que Jazzy Dope introduit un langage vibrant et expérimental où coexistent culture pop, design et sensibilité contemporaine.

Dans le travail de Cento Yuste et Carlos Maiques, le dessin devient un outil de construction narrative précis, où composition et geste génèrent des scènes pleines de dynamisme et de caractère. Pendragon et RX, quant à eux, repoussent les limites entre illustration et art contemporain à travers des imaginaires personnels oscillant entre symbolique, obscurité et onirisme.

Le regard d’Iris Serrano apporte une dimension délicate et introspective à l’exposition, où la sensibilité chromatique et la subtilité compositionnelle génèrent des espaces de contemplation. Santi Onasu introduit une énergie graphique marquée par la synthèse visuelle et la force expressive du trait, rapprochant le langage de la bande dessinée de territoires proches du design et de l’illustration expérimentale.

Au-delà de leurs différences esthétiques, tous les artistes présents dans Univers Narratifs partagent une même capacité : celle de construire des récits visuels capables d’activer l’imagination du spectateur. L’exposition propose ainsi une réflexion sur le rôle de la bande dessinée et de l’illustration dans l’art contemporain, réaffirmant leur puissance conceptuelle, émotionnelle et esthétique.

À une époque marquée par la vitesse des images, ces œuvres invitent à s’arrêter, observer et lire visuellement. Chaque pièce contient une histoire possible ; chaque trait ouvre une porte vers d’autres mondes.

Depuis Valence, BLACKLIGHT ART GALLERY invite le spectateur à pénétrer dans cette carte d’imaginaires partagés, où le récit graphique se transforme en expérience artistique et où chaque univers trouve sa propre voix.

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1 VOICE 1.000 FORMS

“1 Voix, 1 000 Formes” est une exposition collective réunissant des femmes artistes contemporaines qui, à travers des langages plastiques très divers, construisent un territoire commun : celui de la voix féminine dans l’art actuel.

L’exposition part d’une idée simple mais puissante — une voix, mille formes — pour explorer comment le féminin n’est pas une catégorie unique ni fermée, mais un espace pluriel d’expériences, de regards et d’émotions. À travers la peinture et la sculpture, chaque artiste propose une interprétation différente du monde, du corps et de l’identité, formant une mosaïque de sensibilités qui se croisent et dialoguent.

S’y côtoient différentes voix : une voix viscérale et émotionnelle, exprimée par l’intuition et le corps ; une voix plus classique, qui réinterprète la tradition figurative par la technique et la mémoire ; une voix surréaliste, qui ouvre la voie au symbolique, à l’inconscient et au poétique ; et une voix jeune et émergente, tournée vers l’avenir avec liberté, ironie et désir de changement.

Des artistes telles que Ana Riaño, Dilka Bear, Harumi Shinozuka, Ines Jimm, Inma Coll, Lisa Gingles, Mandy Shadows, Nayra López Martos, Nicoletta Tomas, Nuria Torres, Silvia Bignami et Susana Ragel composent ce paysage où l’art devient un langage d’affirmation et de diversité.

“1 Voix, 1 000 Formes” propose ainsi une réflexion sur la multiplicité du féminin dans l’art contemporain, en s’éloignant des clichés et des étiquettes, et en revendiquant la puissance de la différence. Plus qu’une exposition thématique, c’est une rencontre entre des femmes qui créent, transforment la matière en émotion et, par leur singularité, amplifient une voix collective.

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BREAKING WALLS

BREAKING WALLS est une invitation à considérer le mur comme un espace en transformation permanente : une surface qui enregistre tensions, désirs et mémoires collectives. L’exposition réunit un groupe diversifié d’artistes urbains qui, à partir de perspectives esthétiques et personnelles différentes, dialoguent avec la peau de la ville pour révéler ses couches cachées. Leurs œuvres—qu’il s’agisse d’interventions directes sur les murs, de réinterprétations de techniques de rue ou d’explorations expérimentales—remettent en question l’immobilité du quotidien et ouvrent de nouvelles manières de lire l’environnement urbain.

L’exposition s’articule autour d’une idée centrale : le mur comme frontière, mais aussi comme seuil. Entre les mains de l’art urbain, ce qui séparait autrefois devient un territoire fertile où la créativité érode la rigidité et génère de nouvelles formes de rencontre. Les œuvres présentées dans BREAKING WALLS montrent comment le geste artistique—même né de l’urgence ou de la spontanéité—peut devenir un acte de résistance symbolique et un outil pour réimaginer les espaces que nous partageons.

Dans ce parcours, BLACKLIGHT ART GALLERY propose également une réflexion nécessaire sur l’égalité au sein de l’art urbain. Malgré son esprit libre et sa vocation démocratique, la rue a été historiquement dominée par des artistes masculins. Face à cette tendance, BREAKING WALLS instaure un équilibre conscient entre créatrices et créateurs, non comme un geste correctif, mais comme une affirmation de la nécessité d’une pluralité de voix pour comprendre la vraie richesse du langage urbain. La présence d’artistes féminines apporte de nouveaux récits, sensibilités et approches formelles qui élargissent l’imaginaire habituel du genre et enrichissent l’expérience du spectateur.

Chaque intervention fonctionne comme une fissure laissant émerger quelque chose de nouveau ; un éclat révélant la vitalité d’un art qui n’a pas peur du changement, né du contact direct avec la rue et nourri de son énergie imprévisible.

BREAKING WALLS est un hommage au pouvoir transformateur de l’art urbain. Un parcours qui célèbre la diversité, amplifie des voix qui méritent d’être entendues et suggère que lorsque les murs cessent d’agir comme des barrières, la ville devient un espace ouvert à l’imagination, à l’égalité et à la liberté créative.

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Art intemporel

Art Intemporel : Une perception augmentée de la réalité

Le fil conducteur d’Art Intemporel est le réalisme, un langage qui oscille entre la tradition la plus classique et la fantaisie la plus évocatrice.
Cette exposition réunit des artistes contemporains qui partagent une maîtrise technique exceptionnelle, mais dont les visions divergent pour explorer les frontières du réel et de l’imaginaire.

La galerie devient un espace de contemplation sereine, où le spectateur peut s’immerger dans des œuvres d’un virtuosité technique et d’une grande profondeur conceptuelle.
Ici, le réalisme n’est pas simplement une reproduction fidèle du monde, mais un point de départ pour amplifier la perception : les détails se renforcent, les émotions se décuplent, et la réalité est réinterprétée.

Certains artistes présentent la réalité avec une acuité presque hyperbolique, nous invitant à observer ce qui, habituellement, passerait inaperçu.
D’autres, au contraire, introduisent des éléments fantastiques ou symboliques qui transforment le quotidien en quelque chose d’extraordinaire.

Sous l’idée de « fenêtres sur des mondes possibles », chaque œuvre agit comme un portail vers des univers personnels et poétiques, où la maîtrise technique devient la clé ouvrant de nouvelles manières de voir et de ressentir.

Art Intemporel est une invitation à se perdre dans la beauté de la figuration, à dialoguer avec des scènes qui continuent à résonner en nous bien après avoir quitté la salle.

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FANTAISIE FIGURATIVE

RAE – FANTAISIE :

  1. f. Faculté de l’esprit à reproduire, au moyen d’images, des choses passées ou lointaines, à représenter des idéaux de manière sensible ou à idéaliser la réalité. Syn. : imagination, créativité, inventivité, esprit.

  2. f. Image formée par la fantaisie. Utilisé surtout au pluriel. Syn. : rêverie, songe, vision.

  3. f. Degré supérieur de l’imagination ; imagination en tant qu’elle invente ou produit.

  4. f. Fiction, conte, roman ou pensée élevée et ingénieuse. Les fantaisies des poètes, musiciens et peintres.

RAE – FIGURATIF :

  1. adj. Qui est la représentation ou la figure d’autre chose. Allégorique, symbolique, figuré.


Dans l’exposition collective FANTAISIE FIGURATIVE, nous avons le sentiment d’avoir créé un catalogue de portails vers d’autres mondes.

Notre souhait est que le spectateur parvienne à ressentir dans les œuvres cette sensation symbiotique qui nous saisit soudainement, lorsque notre ADN entre en résonance spontanée avec celui de l’artiste. L’artiste, à travers son langage, est capable de nous envelopper dans sa fantaisie – qui, à cet instant, devient aussi la nôtre.

Accorder notre sensibilité à celle d’un autre être humain est un acte profondément délicat : cela se produit… ou non. Il y a de l’art qui nous laisse indifférents, et de l’art qui nous capture.

Souvent, nous sommes attirés par une esthétique familière, celle avec laquelle nous avons grandi, un langage visuel que nous avons déjà décodé et qui fait partie de notre imaginaire. Ce type d’art ne nous confronte pas, il nous réconforte.

Mais parfois, nous rencontrons une forme d’expression qui nous dérange — elle peut même nous déplaire au premier abord —, mais qui, pour une raison mystérieuse, suscite notre curiosité, notre envie d’observer, de comprendre ce qu’elle veut dire et pourquoi. Et c’est précisément à ce moment-là que l’artiste pourrait bien avoir ouvert un nouveau monde pour nous.

L’instant où le spectateur entre en communion avec une nouvelle forme d’expression est celui où son esprit commence à interpréter et intégrer un nouveau langage, une symbolique différente, une nouvelle façon de percevoir la couleur, la forme ou la technique. Cette connaissance acquise s’ancrera en lui, enrichissant sa culture visuelle.

Comprendre différentes formes d’expression élargit notre manière de percevoir la réalité.
Les artistes nous offrent de petits fragments qui nous aident à mieux comprendre un monde profondément divers.

BLACKLIGHT ART GALLERY

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Inner Street

L’Art nous définit en tant qu’espèce. Il est au cœur de notre nature.

Avant même de savoir écrire, nous savions déjà représenter picturalement – et avec une grande précision anatomique – les animaux qui nous entouraient. Notre capacité symbolique nous a façonnés en tant qu’êtres humains.

Il est sans doute étrange que l’on n’accorde pas toujours à l’Art l’importance qu’il mérite. Le besoin de nous exprimer à travers la peinture, la gravure ou la sculpture fait intrinsèquement partie de notre évolution.

On a observé que, dans certains abris préhistoriques, différentes tribus étaient intervenues dans un même espace au fil des époques, allant jusqu’à altérer la signification des représentations précédentes.
Il n’est pas difficile d’établir un lien entre ces interventions et l’Art Urbain contemporain : l’artiste s’exprime, mais ne devient pas propriétaire du support. Une fois l’œuvre achevée, elle reste dans un espace exposé à la liberté créative du prochain humain.

Dans l’exposition collective INNER STREET, nous avons souhaité recréer, à travers les interventions des artistes sur les murs de la galerie, l’esprit éphémère de l’Art Urbain.
Les œuvres représentées sur les murs cesseront d’exister à la fin de l’exposition.
Non pas pour être remplacées par un art meilleur, mais par un art différent.
Le temps passe dans la galerie comme dans la rue, il ne s’arrête jamais.

L’art nous donne une continuité en tant qu’espèce.
C’est une constante : les millénaires passent, et nous vivons toujours dans une boucle artistique en perpétuelle évolution.
Parfois l’art est plus réaliste et figuratif, d’autres fois plus symbolique, mais il est toujours présent.

Nous créons de l’Art, donc nous sommes humains.
Ou bien, nous sommes humains, donc nous créons de l’Art.

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Le Pays des Rêves

The feeling that Dreamland awakens is the illusion of being in a place where fantasy truly exists.

Upon entering, we dissolve—wand-waving—the armor that has forced us to grow up in the worst possible way. And pure joy emerges, the joy of discovering a space where imagination has been crowned atop the dreams of others.

Conscious dreams, born from the skilled minds of master artists.

Here, we are all Alice, plunging—from the edge of a child’s diving board who never wanted to disappear—into the adventure of a surprise journey.

We look around carefully, we choose, and we take the invisible hand of the creator, the Artist, to chromatically blend ourselves with that dream we would have loved to have.

Because in truth, dreams are not chosen: they happen. And they happen freely, whether we like them or not.

Tender, powerful, terrifying, dystopian, romantic, destructive, glamorous, sensual, labyrinthine, chaotic—that is the indestructible world of dreams. Free, plural, and random.

Dreamland offers us, like the best cinema, the illusion of choosing a room with a view of a dream that isn’t ours, but that we adore.

Bring popcorn!

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Surréalisme pop et autres

La masse bouge à l’unisson : lorsque quelque chose n’est pas à la mode, elle le rejette.
Et si cette chose possède une vraie force, elle donne naissance à une sous-culture.

L’art LOWBROW (Pop Surréalisme) est né en Californie à la fin des années 70, et à cette époque, ce n’était pas ce qui se faisait.

Ces artistes, appelés lowbrow de manière péjorative, s’inspiraient des images populaires qui avaient nourri les fantasmes de leur enfance, et ont eu l’audace de les hisser sur le podium de l’art — de l’Art avec un grand A.

Un art compris comme une œuvre réalisée avec une technique exquise, intégrée dans un univers imaginaire unique, capable de plonger le spectateur dans un ravissement sensoriel délicieux.

Dans une société qui semble avoir décidé arbitrairement que, pour être adulte, il faut d’abord renoncer à la fantaisie, ces artistes ont été profondément désobéissants.

Leurs œuvres sont une fenêtre ouverte sur leur monde intime.
Ils construisent des scènes peuplées de références populaires, abordent des thèmes qui les préoccupent, soulèvent des questions chez le spectateur et osent exprimer des émotions dont personne ne veut parler.

Ils nous rappellent que la fantaisie n’est pas réservée aux enfants.
En somme, ils sont une bouffée d’air frais.

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GINGLES & GINGLES: CONVERSATIONS

Il existe des conversations qui n’ont pas besoin de mots. Entre Graham et Lisa Gingles, il en existe une : un dialogue fait d’images, de créatures impossibles, de masques, de souvenirs et de petits fragments de mondes qui semblent appartenir à un rêve. Leurs œuvres partagent une fascination pour l’étrange et l’ambigu, pour ce qui se cache derrière les apparences, et pour les histoires qui commencent précisément là où s’arrête l’évidence.

Deux générations, une même fascination pour l’étrange

Graham Gingles et Lisa Gingles partagent bien plus qu’un nom de famille et un lien familial : ils partagent une curiosité profonde pour l’étrange, le symbolique, et tout ce qui se cache sous la surface des choses. Père et fille construisent, à partir de générations et de langages différents, des univers chargés de mystère, de mémoire et d’imagination.

L’œuvre de Graham Gingles, artiste irlandais né en 1943 et membre de la Royal Ulster Academy, se caractérise par une pratique multidisciplinaire où peinture, dessin et sculpture se combinent pour créer des objets et des scènes au caractère narratif et symbolique marqué. Une partie de son travail figure dans des collections telles que celle de l’Irish Museum of Modern Art (IMMA).

Lisa Gingles, née en Irlande du Nord en 1974 et installée à Valence depuis 1998, développe elle aussi une pratique qui se déploie entre le dessin, le collage et la sculpture. Ses figures hybrides, personnages sans visage et paysages oniriques puisent dans la mythologie, le folklore, les voyages et la mémoire, construisant un territoire où l’humain et le fantastique cohabitent.

Des mondes en boîte aux créatures hybrides

Dans l’univers de Graham, les objets deviennent des décors et les sculptures de petits théâtres habités par des personnages, des symboles et des énigmes. Lisa, avec une sensibilité différente, reprend ce goût pour le fantastique et le transforme en figures hybrides, en masques et en êtres qui semblent tout droit sortis d’un conte ancien, suspendus entre l’humain et l’animal, entre le réel et l’imaginaire.

Ensemble, ils construisent un territoire aux frontières imprécises. Un lieu où le familier peut devenir inquiétant, et l’étrange, étonnamment proche.

Un héritage qui est une conversation continue

Conversations naît de cette rencontre. L’exposition ne cherche pas à établir une séparation entre père et fille, ni uniquement à trouver des ressemblances entre leurs œuvres, mais à observer ce qui se passe lorsque deux imaginaires se rencontrent. Une conversation visuelle entre deux générations, deux sensibilités et deux façons de regarder le monde.

Dans leurs œuvres apparaissent des masques, des créatures, des souvenirs, des symboles et de petits récits ouverts à l’interprétation. Ce sont des images qui semblent appartenir à un territoire familier et, en même temps, entièrement étrange. Des œuvres qui n’offrent pas de réponses closes, mais invitent le spectateur à compléter l’histoire.

Conversations parle de cet héritage qui n’est pas nécessairement une transmission, mais une conversation continue. Des images qui passent d’une génération à l’autre, se transforment et trouvent de nouvelles façons d’exister. De ce que nous partageons sans le savoir, et de ce qui, en se transformant, finit par devenir entièrement nôtre.

Gingles & Gingles : Conversations est, en définitive, une conversation artistique et familiale qui se poursuit dans le temps : une conversation faite d’images, de souvenirs, de mystères et de mondes possibles.

C’est peut-être pour cela que leurs œuvres semblent se regarder l’une l’autre. Comme si Graham et Lisa se parlaient depuis des années, en silence, à travers elles.

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AUTRES ARTISTES

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